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Nouvelles energies

Dossier :

Nouvelles énergies

Il y a 10 ans, prenant conscience du risque atmosphérique d'un environnement surchargé en gaz carbonique (CO2), les pays européens se sont engagés en 1997, à Kyoto, à réduire de 8% leur émission de gaz à effet de serre, par rapport au niveau de 1990, d'ici 2008-2012.
Alternative énergétique prometteuse, les biocarburants comme le biodiesel ou le bioéthanol entretiennent l'espoir d'une atmosphère non polluée. Faisons le point:


La fabrication du bioéthanol


Destiné aux moteurs à essence le bioéthanol est de l'alcool éthylique (éthanol) d'origine biologique et agricole. Obtenu par fermentation du sucre extrait de plantes sucrières telles que la betterave ou la canne à sucre, ou produit par distillation de l'amidon du blé ou du maïs, cet éthanol n'est rien d'autre que celui présent dans les boissons alcoolisées.

Mélange d'essence classique et d'éthanol, la teneur en alcool peut aller de 5 à 85% pour ce biocarburant. Selon la proportion d'éthanol, le type de biocarburant sera désigné différemment. Cette nomenclature définit par exemple un carburant bioéthanol contenant 85% d'éthanol et 15% d'essence comme carburant « E85 », et celui contenant de l'éthanol pur E100. On trouve ainsi du E5, E7, E10, E15, E20, E85, E95, E100 en fonction du pays dans lequel on se trouve et de l'utilisation que l'on veut en faire.




Multiples utilisations :


Seul carburant liquide renouvelable, sa disponibilité pour un moteur de voiture lui permet de développer 3 types d'utilisation


incorporation directe de l'éthanol


Tout d'abord vous pouvez utiliser l'éthanol en l'incorporant 10% directement à votre essence. Au-delà de ces 10% d'incorporation d'éthanol une modification de votre moteur sera nécessaire.


ETBE, synthèse de bioéthanol et

d'isobutylène

Transformer le bioéthanol en Ethyl Tertio Butyle Ether (ETBE) est une seconde option d'utilisation. Produit de la synthése de 49% de bioéthanol et 51% d'isobutylène (une base pétrolière issue des raffinerie), jusqu'à 15% d'ETBE peuvent être incorporés. Débuté avec Total cette production d'ETBE englobe 80% de la production de bioéthanol. Cependant, la production d'ETBE devrait chuter au profit de l'incorporation directe du bioéthanol dans les essences.

Superéthanol E85

Dernière possibilité, plus polémique cette fois, le bioéthanol peut être utilisé avec des véhicules « flex-fuel » sous la forme de Superéthanol E85. Ce Superéthanol est donc composé à 85% de bioéthanol, et à 15% d'essence SP 95. En France, sa commercialisation est autorisée depuis janvier 2007. D'ici à fin 2007, 500 à 600 points de vente devraient être mis en place. Voir la carte des pompes bioéthanol ci-contre. (source: bioéthanolcarburant.com)


Le bioéthanol est une énergie peu contraignante à déployer sur des terres agricole. Ainsi, sa filière « sucre » représentée par le succès rencontré au Brésil et son développement aux Etats-Unis, est beaucoup plus importante en comparaison à la filière « huile » qui produit du bio diesel. Au Brésil, le bioéthanol de canne à sucre couvre 22 % des besoins nationaux en carburant. En Suède et aux États-Unis, où plus de 10 % de l'essence contient du bioéthanol, le maïs couvre 10 % des besoins.

Voitures flex-fuel

Officiellement connus en France sous la dénomination de VCM (Véhicule à Carburant Modulable) c'est bien souvent offcieusement que le nom de véhicule flex-fuel se fait connaître sur le parc automobile français. Pouvant combiné jusqu'à 3 carburants, ces véhicules multi-carburant sont équipés de système polycarburant pouvant fonctionner soit à l'essence, soit à l'éthanol. En Europe la seule contrainte pour les constructeurs est d'incorporer au minimum 5 à 10% de biocarburants.

Au Brésil, l'adoption de véhicules flex-fuel combinant essence et ethanol est la réponse au réchauffement climatique.
Mais la palme revient à la Suède, qui à ce jour est le seul pays qui, au moyen de fiscalité incitative, ait promu ce système à grande échelle (10% du marché).

Engagés à participer activement au développement de l'E85 en France, En France, Peugeot, Citroen, Ford, Volvo et Saab les 5 marques ont signé un accord les engageant à commercialiser dès 2007 au moins un modèle flexi-fuel.

Etat des lieux du marché français


Précurseurs sur le marché européen, les constructeurs suédois maîtrisent désormais leur sujet. La Saab 9-5 2.0t BioPower booste même sa puissance en utilisant le bioéthanol E85 : passe de 150 ch (sans plomb essence) à 180 ch (E85). En mode berline ou break Saab 9-5 berline 2.0 T BioPower, 150 ch au sans plomb, 180 ch à l'E85 est à partir de 30 000 €


VOLVO
C30 Flexifuel, moteur 1800, 125 ch : à partir de 21 050 €
S40 Flexifuel, moteur 1800, 125 ch : à partir de 23 400 €
V50 Flexifuel, moteur 1800, 125 ch : à partir de 24 900 €


FORD
Focus Bioflex, moteur 1800, 125 ch : disponible à partir de 18 700 €
Focus C-Max Bioflex, moteur 1800, 125 ch : à partir de 21 250 €
Mondeo, Galaxy et S-Max bientôt
Quant aux Citroën C4, moteur 1600, plus de 100 ch : moins de 20 000 € ; Peugeot 307, moteur 1600, plus de 100 ch : moins de 20 000 €
Et Renault Mégane Hi-Flex, moteur 1600, plus de 110 ch : moins de 20 000 €, elles ne devraient plus tarder.

et le biodiesel dans tout ça?


En France, le biodiesel est appelé officiellement « diester ».Produit en Europe à partir d'huile végétale de colza ou de tournesol, ce biocarburant adapté aux moteurs diesels est aux Etats-Unis à partir de soja. Après l'extraction de l'huile, puis sa purification, l'huile est trop visqueuse pour être compatible avec le gazole. Pour que le mélange huile / gazole puisse être homogène l'huile doit passer par une phase d'estérification : le liquide est chauffé à 50°C puis est catalysé par une base comme de la soude caustique (NaOH).

Parce qu'issu d'une énergie renouvelable (l'huile végétale brute), le biodiesel par théorie n'augmente pas le taux de CO2 présent dans l'atmosphère. En effet, le CO2 (dyoxyde de carbone) rejeté lors de la combustion des biocarburants est en grande partie absorbé par la croissance des plantes qui servent à le fabriquer. Comme tous les produits issus de la biomasse, on considère donc que leurs émissions de CO2 sont nulles. Or de nombreuses analyses démontrent que pour statuer sur la valeur écologique d'un biocarburant, il faut aussi prendre en compte sa chaîne de production. Ainsi seul le bilan énergétique global peut attester de la pertinence écologique du produit. En ce qui concerne le biodiesel l'incorporation de soude caustique dans sa fabrication, et son faible rendement énergétique mettent le hola. Certains vont même à dénoncer la déforestation mise en place au profit d'un développement des terres agricoles.

Le biodiesel restant plus cher que le gazole, sa production et consommation est relativement faible par rapport au carburant diesel.

Par souci de réduire les pollutions environnementales et de trouver une alternative à l'énergie pétrolière les biocarburants ont donc une bonne place sur le marché, mais d'autre énergie comme la technologie hybride tiennent une bonne longueur.


Lydie Boitout.

www.webcarnews.com